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Introduction

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Fedor Shubert’s Diary Of The 1813 Campaign

April 1813

 

18 [30] April. I arrived the day earlier to Gössnitz, after traveling on a terrible road. Korff took command of the detachment from St. priest. I traveled to Altenburg to speak with Blucher; I found there only Miloradovich, who told me that the enemy was marching to Leipzig via Naumbourh and Weissenfels; that the Prussians were repulsed at Mersebourg and that General Bertrand[1] with 25,000 men advanced from Jena to Altenbourg. I left and dispatched two detachments to Zeiz and Gera.

19 [1 May].  Miloradovich’s entire corps concentrated at Altenbourg.The position between the town and river is dreadful; finally, it is decided to take up positions on the right bank of the Pleisse. Cannonade can be heard: it is Winzegorode engaging enemy advance guard near Lutzen.[2]

20 [2 May]. We got news that Wittgenstein was to attack; we marched to Predel on Elster. Arriving at Meuselwitz, we changed plans and marched to Zeiz, where we took up excellent position behind the town. Wittgenstein’s battle could be heard and seen in distance. We hoped for better. (No. 1)

21 [3 May]. At 3 a.m. we received order to advance to Pegau. Arriving at Predel, we encountered the Prussians and the retreating army of Wittgenstein; to cover their march to Drashwitz, we took up disadvantageous position near Predel.  Winzegorode, who was to march with his cavalry through Pegau, moved instead to Moelsen and Zeiz; as a result the enemy turned our right flank. At 4 a.m. the enemy attached us and took Draschwitz. We remained in position at Köneritz until night and then retreated.

22 [4 May]. After a night march to Lucka, we arrived at Frohburg, where we encountered Miloradovich with his corps and Wittgenstein’s corps. We bivouacked in front of the town, awaiting them to march through it, and then moved through the town and deployed on quite good positions. The Prussians, who were to defend Borna, abandoned it and the large enemy columns turned our right flank, moving towards Briessnitz; by the end of the day, we moved to Geithain.

23 [5 May]. At afternoon we learned that the Prussians, who were to defend Colditz, retired from there. We marched to Rochlitz; just as we arrived, we were told that St. Priest engaged the enemy as Harta. We marched at once to Geringswalde, where we were almost cut off. The action continued until the evening and we defended position at Waldheim, where all our forces, including cavalry from Frohburg, finally concentrated.

24 [6 May]. The following day, we retreated to Etzdorf, because the enemy concentrated superior forces at Dobeln, where the Prussians were supposed to be. Miloradovich and Wittgenstein halted at Nossen and the former gave order to march again to Waldheim. Korff tried to prove the impossibility of this order and, having failed, he then pretended to be ill. Prince of Württemberg took his command. We arrived at Nossen and camped at Tanneberg.

25 [7 May]. We retreated to Wilsdruff. Had we remained a half an hour longer at Tanneberg, the enemy would have captured us.

26 [8 May]. Early ion the morning we moved to Dresden, where we crossed the Elbe at noon without any enemy pursuits. The bridge was blown up prematurely: rear guards of Miloradovich and Lanskoy crossed the Elbe on the bridges upstream and downstream. The previous day, the enemy suddenly attacked Lanskoy at Freiberg but failed to anticipate us at Dresden. During the crossing of the Elbe, an infantry battalion[3] distinguished itself: it was abandoned at the bridgehead on the left bank and the bridge was set on fire; the battalion, having thrown weapons into the river, swam with its officers across the river under the enemy fire. What troops! The fighting on the Elbe continued till evening.

27 [9 May]. During the night, 40 enemy skirmishers crossed the Elbe and established a bridgehead at Ubigau. [We] tried to drive them back, but they were reinforced. Gradually, Miloradovich’s entire corps was committed to the action, but failed to achieve success because of large enemy batteries, skillfully deployed on the opposite riverbank. We suffered considerable casualties and retired to Reichenberg in the evening. After an arduous march, we were ordered to recapture the town and defend the crossing. Miloradovich successfully executed it since the French made a mistake of not occupying Neustadt.

28 [10 May]. Early in the morning, we marched to Weissig; the enemy was deceived by our march to Reichenberg and removed batteries and skirmishers along the Elbe; this saved us from serious difficulties.

29 [11 May]. At afternoon, the enemy attacked St. Priest, who held his positions; the army plans to take up position at Gobau, where all quartermasters were already recalled.

30 [12 May]. Having changed position, we deployed behind Bautzen. I traveled to Bischofswerda, where I found the advance guard engaged in bitter fighting; I returned with Korff to Bautzen.

Le 18 Avril.  Après être arrive la veille á  Gössnitz, par un chemin abominable, Korff prend le commandement du détachement de St. Priest. Je vais à Altenbourg, pour parler à Blücher; je ne trouve que Miloradovitsch, qui me dit que l’ennemi marche sur Leipsic par Naumbourg et Weissenfels; qu’à Mersebourg les prussiens ont été repoussés; que le Gn Bertrand avec 25 m. hommes marche de Jena sur Altenbourg. Je pars, et l’on envoie tout de suite deux détachements à Zeiz et Gera.

Le 19. Tout le corps de Miloradovitsch se rassemble à Altenbourg; la position entre la ville et la rivière est affreuse ; enfin on se décide à la prendre sur la rive droite de la Pleisse. On entend une canonnade : c’était Winzegorode qui se battait à Lutzen avec l’avant-garde ennemie.

Le 20. On reçoit la nouvelle que Witgenstein doit attaquer ; nous marchons à Predel, sur l’Elster ; arrivé à Meuselwitz, on change d’avis, on marche à Zeiz, òu l’on prend une belle position derrière la ville. On entend, on voit de loin la bataille de Witgenstein, et nous avons les plus belles espérances. (No. 1)

Le 21. À 3 heures du matin nous recevons l’ordre de marcher à Pegau ; arrives a Predel, nous rencontrons les Prussiens et l’armée de Witgenstein battant en retraite ; nous prenons une mauvaise position près de Predel, pour couvrir leur passage à Draschwitz. Winzegorode qui devait marcher avec sa cavalerie par Pegau, prend la route sur Moelsen et Zeiz, et par la notre droite est tournée par l’ennemi. À 4 heures il nous attaque et occupe Draschwitz ; nous restons dans la position de Köneritz jusqu’à la nuit, et puis nous marchons.

Le 22. Après avoir marché toute la nuit par Lucka, nous arrivons à Frohburg, où nous trouvons Miloradovitch avec son corps, et celui de Witgenstein. Nous nous arrêtons devant la ville jusqu’à ce que ceux-ci ayent filé, et puis nous la passons, pour occuper une position assez bonne. Les prussiens, qui devaient défendre Borna, s’étaient en allés, et l’ennemi tournait notre droite avec de grandes colonnes avançant sur Briessnitz ; au jour tombant nous marchons à Geithain.

Le 23. Vers midi nous apprenons que les Prussiens qui devaient tenir à Colditz, se sont retirés ;  nous marchons à Rochlitz ; à peine arrives, qu’on nous fait savoir que St. Priest se bat près de Harta ; nous marchons aussi vite à Géringswalde, ou nous sommes presque coupés ; l’affaire dure jusqu’au soir ou nouns gardons la position devant la ville Waldheim et toutes nos truopes même la cavalerie près de Frohburg, arrivent heureusement.

Le 24. Le lendemain nous nous retirons jusque derrière Etzdorf, parceque l’ennemi se porte en grandes forces sur Döbeln, où les prussiens devaient se trouver. Miloradovitsch et Witgenstein s’arrêtent à Nossen, et le premier fait ordonner de réavancer jusqu’à Waldheim. Korff en démontre l’impossibilité et finit par se dire malade ; le prince de Wurtemberg prend le commandement. Nous passons Nossen et couchons à Tanneberg.

Le 25. Nous nous retirons jusque Wilsdruff. Si nous étions restés à Tanneberg une demi-heure davantage, l’ennemi nous aurais pres.

Le 26. De grand matin nous marchons à Dresde, où nous passons l’Elbe a midi, sans être poursuivis par l’ennemi ; on fait sauter le pont plus un peu trop tôt ; les arrière-gardes de Miloradovitsch et de Lanskoi passent sur des ponts plus bas et plus haut La veille l’ennemi avait poussé vivement Lanskoi à Freiberg, sans réussir dans son projet d’arriver à Dresde avant nous. Au passage un bataillon d’infanterie se distingue d’une manière brillante ; on le laisse dans le tête de pont à gauche par oubli, et l’on brûle le pont ; le bataillon jette ses armes dans l’eau, et passe à la nage, sous le feu ennemi, emportant même les officiers. Quels troupes ! La tiraillare le long d’Elbe contunue jusqu’au soir.

27. Dans la nuit 40 tirailleurs ennemis passent l’Elbe, et prennent pied ferme à Ubigau ; on veut les en chasser ; il sont renforcés ; et peu à peu tout le corps de Miloradovitsch est en affaire, sans pouvoir réussir, ou les batteries énormes et bien placées de l’autre côté. Nous perdons beaucoup de monde, et nous retirons vers le soir sur Reichenberg. À peine arrivés, on reçoit l’ordre de réoccuper la ville et de défendre le passage ; Miloradovitsch le fait, car les français ont eu la bêtise de ne pas occuper la Neustadt.

28. À l’aube du jour nous marchons à Weissig ; l’ennemi avait été trompé par notre marche à Reichenberg, et avait retiré ses batteries et tirailleurs le long de l’Elbe, par quoi il nous aurait pû faire bien du mal.

29. L’après-dîner l’ennemi attaque St. Priest, qui farde sa position ; l’armée veut prendre position à Gobau, où l’on fait venir tous les quartiers-maîtres.

30. On change la position pour se placer derrière Bautzen ; je vais de là à Bischofswerda où je trouve l’avant-garde engagée bien chaudement ; je retourne avec Korff à Bautzen.

 

 

Notes:

[1] General Henri Bertrand commanded the 4th corps.

[2] It was an action at Reippach.

[3] Battalion belonged to the Schlüsselburg Infantry Regiment.

 


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